ARTS GRAPHIQUES > TERMES GÉNÉRAUX DES ARTS GRAPHIQUES
N. f.
Procédé de gravure en creux utilisant une plaque de cuivre creusée par l´acide.
Gravure réalisée en utilisant ce procédé.
Acide nitrique dilué utilisé pour creuser le cuivre aux endroits où le vernis a été enlevé par le graveur qui réalise des eaux-fortes au sens II.
D'abord utilisé au Moyen Âge pour graver le métal, l'eau-forte est utilisée dès le début du 15e siècle pour réaliser des images imprimées. Urs Graf dès 1513 et Albrecht Dürer en 1515 explorent les possibilités de cette technique.
L'eau-forte devient ensuite un moyen d'expression important pour les peintres-graveurs.
Le grand graveur Jacques Callot (1592-1635) perfectionne le procédé en utilisant un nouvel outil, l'échoppe (à la place d'une simple pointe) qui permet de faire varier l'épaisseur des traits. Il substitue aussi un vernis dur au vernis mou utilisé précédemment. Il met aussi au point l'utilisation des bains multiples qui permet de doser la profondeur des tailles.
En 1645, Abraham Bosse (1602-1676) publie le premier traité pratique et théorique sur l'eau-forte (Traité des manières de graver en taille douce sur l'airain par le moyen des eaux fortes et des vernis durs et mols).
De très nombreux artistes vont ensuite utiliser l'eau-forte: Rembrandt, Claude Lorrain et Ruysdael au 17e siècle, Gabriel de Saint-Aubin, Piranèse, Watteau, Boucher, Tiepolo au 18e.
Plus récemment, de grands peintres comme Goya, Degas, Pissaro, Picasso ou Matisse se sont illustrés en utilisant l'eau-forte.
Les étapes de la réalisation d'une eau-forte :
Présentation de la technique de l'eau-forte au trait par Patrice Henry-Biabaud.
Tirage d'une eau-forte (avec une plaque de cuivre originale gravée par Gustave Doré) :



